Les longues distances organisées par des clubs FFCT


Nicolas
Nicolas

Les brevets : pour qui, pour quoi ?

A la Fédération française de cyclotourisme, pas de compétition, pas de médaille ni de classement liés à la performance, à la vitesse, ou au record.

Une seule chose a de l’importance : PARTICIPER et cela non pas pour gagner un quelconque trophée, mais pour rencontrer, partager, donner, recevoir, découvrir, aimer. C’est cela notre championnat et nous en sommes fiers !

Extrait de la présentation des BRM sur le site de la FFCT



Une diagonale


 

 

 

 

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Les diagonales de France


Dunkerque - Hendaye - 1100 kms en moins de 88 h


 

En route pour une diagonale en Trike...

Quatre dans cette aventure (un trike et 3 VD) au départ de Dunkerque le lundi 20 juin 2016...

En parfaite autonomie, comme le sptipule le règlement, ce parcours longue distance fait 1100 kms !

Les étapes prévues:

- Dunkerque - Evreux: 289 kms

- Evreux - Châtellerault: 301 kms

- Châtellerault - Libourne: "que 251 kms"

- Libourne - Hendaye: 257 kms

Notre feuille de route prévoit 85 h30; si nous voulons homologuer cette diagonale, il faudra la finir en moins de 88 h... Pas simple !

C'est fait...

Bravo !

Il fallait être un peu fou (ou inconscient !) pour avoir un tel projet en tête.

Mais voilà ce qui me fait avancer : les objectifs ! Un objectif dont la barre est trop basse n’a pas de saveur lorsqu’il est réalisé et inversement si la barre est infranchissable, la motivation ne peut être trouvée !

Là, la barre était certes haute mais pas infranchissable : alors voilà la naissance du projet !

Comme l’an dernier sur le PBP, il y a eu des moments difficiles. Ce matin lorsque je passais de la pommade sur ma peau abimée par la pluie ou le soleil, je me remémorais furtivement ces moments-là. Mais sont-ils importants ?

Pour avancer nous n’en n’avons pas besoin, juste pour progresser et parfaire nos erreurs. C’est tout.

Ce qui restera se sont les rencontres tellement chaleureuses tout au long du parcours, de Dunkerque avec Zapilon et son fils, Cyclaudax, Pat16, Didier33 et Bernard le sariste en VD sur la route ou encore la police nous escortant à Hendaye pour nous mener du commissariat à l’hôtel Santiago.

Mes trois compagnons de route n’avaient jamais effectué une diagonale en croisant autant de monde ; ceci grâce à vous, merci.

Des quatre journées, laquelle mettre le plus en avant ? Elles ont toutes leurs lots de bonheur ou de difficultés ! La pluie est-elle plus difficilement supportable que le puissant soleil ? Parfois  les routes de Charente s’apparentaient à des routes de Californie en pleine canicule !! Nous en regrettions presque le crachin (voir plus !) du départ !!

L’avantage indéniable du trike est de pouvoir plus profiter des paysages : nous n’avons pas à nous  soucier des problèmes d’équilibre de la machine !! Cela a permis d’accumuler de nombreux souvenirs visuels: comme par exemple un sanglier courant dans un champ à côté de la route, la demeure somptueuse des Pernot Ricard, la traversée des 3 fleuves du parcours, la mer à St Jean de Luz, les éoliennes qui ne sont pas vraiment rassurantes pour un cycliste…

Certes, il faut pédaler, maintenir une moyenne, tenter de respecter nos délais (là on a été très mauvais !), mais il faut toujours garder à l’esprit la notion de randonnée et de plaisir.

Rétrospectivement, les petits plaisirs ont été nombreux : les arrêts toutes les 3 heures environ dans une boulangerie ou un café, le trike qui ressemble à une horloge, mes compagnons de route exceptionnels, une organisation à faire pâlir les écuries de F1 ou encore le bonheur de voir la carte de France défiler!

Les LD sont faites de petits plaisirs : à nous de les mémoriser et d’avancer grâce à eux. Parfois un grain de sable peut prendre des proportions inconsidérées, c’est à ces petits plaisirs qu’il faut alors se raccrocher !

Je ne sais pas si je retenterai une telle aventure : peut-être aurai-je  peur de ne pas revivre un tel bonheur ?

 

De toute façon, je reste convaincu que quiconque peut avoir des objectifs lui correspondant : il suffit de bien s’autoévaluer pour ressentir bonheur et satisfaction personnel.

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Le compte rendu de Rodolphe
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BRM de Nyons


Les trois trikes au départ de ce 200.
Les trois trikes au départ de ce 200.

Ce BRM labellisé FFCT a été organisé par Nicolas E (Pimprenelle pseudo) cet amateur de longue distance a permis aux 50 participants de découvrir de cette belle région en empruntant quelques cols de quoi pimenter ce 200 km.

Lien vers le forum vélorizontal : 200 de Nyons

A noter une très forte participation de vélo couché et de trois trikes...

A lire ci dessous le compte rendu de Patrick H (Samdisa pseudo)


BRM NYONS 2 AVRIL 2016

Préparation Nous avons acquis nos Trikes au mois de novembre, une découverte après un essai en Camargue avec Jean Jacques du Barjonaute. Lors de ce week-end, superbe ambiance avec Trikie, Jackrider, Grand Pierre et son épouse , JJ24, Mille-pattes, j'en oublie. Nous avions loué des trikes Ice, j'ai essayé un Scorpion (le confort), un Catrike Trial (le fun). J'avais dans l'idée de fabriquer nos deux Trikes, j'ai compris qu'il ne me coûterait pas beaucoup plus de les acheter d'occasion, surtout si nous devions les revendre rapidement. Achat d'un Scorpion pour Isabelle, un Catrike Trial pour moi. J'ai tout de suite été conquis par mon engin, mais Isa septique, n'est pas aussi fan. J'équipe sa monture d'une assistance. Mon choix, un moteur pédalier, acheté chez Declic Eco, le bon choix, les bons conseils. Je rehausse le siège de 20 cm, Isabelle revit. Timides sorties en décembre, c'est plus difficile que mon vélo de route, mais plus confortable. Isabelle est ravie, tout sourire au sommet des côtes. Je me fais "charrier". Heureusement beau temps en début d'année, je sors souvent, avec JPL83 (trike AE), Pierre (VD) et Yohan (VD). Ils ont de la patience et en vieux briscards, pour les deux premiers, sont de bons conseils. JPL83 se moque souvent de mes gros pneus, mais je roule. Je suis enrobé dit-il, comme la route, ça tombe bien, je roule. Nombreuses grandes sorties d'environs 100 km et jusqu'à 1100 de dénivelé. Je roule de plus en plus serein. Je me surprends même à sourire tout seul en montant au milieu des mimosas, en contemplant les magnifiques panoramas vue mer. Nous habitons une bien belle région. Quelques sorties en VD, des promenades en VTT avec mon chien. Quinze jours avant le départ, je commande enfin des Durano 28 406, JPL est content. Dans la foulée, je casse ma chaine, j'aurai pneus neufs et chaine neuve. Je parviens ainsi à totaliser environ 1500 km pour la date fatidique. Dernière sortie de lundi, 100 kms un peu soutenus, avec Pierre et Yohan en VD, je rentre un peu fatigué, je sens bien mes jambes, je ne roulerai plus avant le départ. Il est vrai que je roule plus facilement avec les pneus fins, la chaine est rodée

Nyons, 3h30 de la maison, je suis prêt. Très bon accueil de Nicolas, je découvrirai que s'est un grand rouleur au palmarès impressionnant, d'une simplicité extrême, d'une gentillesse de même. Soirée au restaurant avec PAT'A TRIKE, MASTEROD73, Damien. Un petit mot gentil du Président et de sa femme, qui partagent une grande table avec Nico et une bande de joyeux lurons que nous retrouverons au départ. Samedi matin, rendez vous 7 h00, bien sur nous sommes en retard mais pas les derniers. Accueil au boulodrome de Nyons, prêté par Monsieur le Maire. Café, chocolat, pain d'épices, petits gâteaux, génial. Nico est sur les nerfs, il est inquiet, 49 participants pour une première, c'est rigolo pour nous, mais stressant pour lui. Nous sommes deux Babytrikers, PAT'A TRIKE et moi. Personne ne mise un cachou sur nous. On nous explique les raccourcis, pour être certain de revenir. Tout baigne, pas de stress. Discours de Monsieur l'adjoint au sport, dernières recommandations de Nico, photos et départ. Je perds mon feu arrière, le temps de le remettre je suis dernier comme prévu. Pat'a trike prend un itinéraire différent en suivant Serge, je ne la reverrai plus.

Petite douleur dans un fessier, je roule cool en voyant toute la joyeuse troupe disparaître. J'ai l'habitude de rouler seul, surtout écoute ton corps et là il me dit, cool, la machine a du mal à chauffer. Je ne comprends pas, ça n'avance pas, ça monte déjà.... Nico joue le VC balai, Pat'a trike n'est pas loin, mais roule doucement. Serge et Eric me double doucement. Nico me rappelle les échappées, au cas où. Arrive le col D'Ey, aie, aïe, aie tout à gauche, je mouline, sa monte, 10, 9, 8 km/h, je suis maintenant tout seul. Début de matinée, couvert, il fait bon, j'ai chaud, je tombe la veste. Le trike monte tout seul, la preuve en photo. Chouette premier col, il paraît que c'est le plus difficile. On enchaine, petite descente, je m'étire les mollets, un peu de vitesse me réconforte. Buis les Baronnies, je retrouve Serge. Il y a eu une chute malheureuse, trois abandons, une personne blessée. Je vois disparaître le beau Serge, comme une fleur. Col de Fontauble, pour changer ça monte, mais jolis paysages. Un groupe de "retraités" se prépare au bord de la route, guide accompagnateur, vélos électriques. Quelques kms plus loin, je mouline au grès de leurs sarcasmes, dans la bonne humeur. Ils sont contents de voir de près des engins d'un autre monde. Je les retrouve au col, on bavarde quelques instants, l'un d'eux monte sur mon trike, il est content, moi aussi. Super descente, freinage d'urgence devant la fontaine de Brantes, je suis à sec. Le plein effectué, roule ma poule, à Saint Léger, le téléphone sonne, Masterod prends de mes nouvelles, il est midi. Avec Damien, ils se restaurent à Malaucéne, ils m'ont déjà pris plus de 20 bornes.... Je ne cours pas dans la même catégorie. La tortue redémarre, mince encore un col, pas des plus marrant le col de Veaux. Descente à fond la caisse, je préfère épiloguer sur les descentes, je suis plus à l'aise. Je plafonne à 62, 63 km/h, impossible d'aller plus vite, les descentes sont vraiment trop courtes et les montées trop longues. Mais bon, si je philosophe, je vais me fatiguer pour rien. Je me remets en programme mulet, je regarde passer les voitures, le paysage défile, doucement, mais sûrement. Malaucéne, je voulais me restaurer, mais que dalle, je vais trop "vite", Malaucéne, est derrière. J'ai envie de jambon, de fromage, tant pis, pédale le Mulet au lieu de rêvasser. Ca monte, pour changer. Mon ami Pierre m'avait prévenu, d'une méchante petite montée, un homme averti en vaut deux, je pédale doublement. Dans la descente, je croise Éric, qui monte à pieds, il me fait signe que tout va bien, je fonce, c'est bon la descente, j'ai toujours eu une bonne descente. Bédoin, mince, à gauche avant le centre ville. Heureusement, Isa me rattrape à ce moment là. Miracle, jambon, fromage, pain, banane, eau, mon Saint Bernard est là. Petite pause rapide et je repars, en forme, je me surprends. Quelques instants plus tard, je ne vois pas le temps passer, contrôle de Flassan, génial, je suis compté. Nico est paraît-il rassuré d'avoir de mes nouvelles, il est maintenant moins inquiet. Trop sympa Monsieur le président dont j'ai oublié le prénom, chocolat, pain d'épices, banane, ça carbure pour moi, je repars avec le plein. Ville d'Auzon, j'ai dû rouler trop vite, je ne me souviens pas de la ville, les gorges de la Nesque, magnifiques. Au début des gorges, surprise je roule à 16, 17, même 18 km/h, l'euphorie ou le dopage à la banane et au pain d'épices. Le site est magnifique, mais où se trouve la sortie. C'est long, ça monte, je mouline cool, mais que c'est long. Arrivé en haut, stop sur une petite esplanade, sur la gauche une maison. Un anglais avec de magnifiques moustaches, des sangliers qui gambadent autour de lui.

 Présentation, une laie arrive pour se faire 

caresser, je ne lui plais pas, il est vrai que comme les grands fauves je commence à sentir bon. Je me couvre, il pleut. Descente cool vers Monieux, question,réponse sur le panneau entrée du village, je fonce il pleut par intermittence. Sault, fatigue, je mouline, je rêve, c'est comment Sault, nous reviendrons, je crois que c'est joli. Tais toi et pédales. Fais le mulet, ou la tortue, je ne sais plus. Je refais surface à Montbrun. Le contrôle est encore là, ils m'attendent, trop gentil. Une peu de réconfort, chocolat banane et menthe à l'eau. Je fais le plein de gentillesse. C'est inespéré d'être là, je sais que je vais finir, je le sens. C'est loin d'être gagné, pour rentrer dans les temps, mais espoir. Je repars pour le col d'Aulan, ça monte toujours, petite route charmante, passage étroit, treize et trois, parfait pour mon esprit seize, ça y est, je divague. Tais toi et moulines. Un défilé resserré, le château de la belle au bois dormant, je voir surgir mon Isa qui vient de visiter le château. 

Col D'Aulan franchi, descente à donf, je cherche le col de Peruergue, il doit être là, tu parles Charles. Je passe Saint Auban, c'est beau, jolie vallée, enfin je vois la bifurcation. Dernier col, je m'accroche, pas question de mollir, mais gaffe si je force je risque de tout gâcher. Je maintiens l'allure maxi en moulinant souple, je grimpe, je grimpe, c'est long et pas si bon que cela. Tournes, vires, moulines, un petit point au loin, c'est ma princesse, mon Isa, le col est là. Il est 19h20 selon Isa, j'ai un doute, elle n'a toujours pas changé d'heure, il est 20h20!!!! Il fait froid, dernière question, ok. Il fait nuit, je monte mon phare. Hop là, la descente. Eclairage au top, quelques lacets, je relance au max, il faut que je donne tout pour arriver dans les temps. Descente de folie. Inquiétude, Isa ne me suis pas. Me suis je trompé de route. Pas possible, est elle en panne.... Isa me double après Saint Jalles, elle aussi était inquiète. 20 bornes pour me rattraper. Le sourire me revient, tout va bien. Je lâche tout ce qu'il me reste. Sur une borne Nyons 1 km. Pu... c'est bon. Pas de Nyons, c'était 7 km. Tais toi et pédales. Vous voyez la différence, je ne mouline plus, je pédale à fond, cette fois tout à droite, dès que possible.

 L'impossible arrive, avec Nyons, ses lumières, Nico, je l'ai fait. Je suis arrivé sur le fil, merci Nico. Je ne suis plus un mulet, mais un phoque, référence à l'odeur. M'en fou, je suis là, j'ai accroché mon premier 200. Chambre d'hôte, je suis "out". Douche, j'ai faim, j'ai soif, je vais bien. On recommence quand? Bises et appels de phare à tous ceux qui m'ont soutenus, même si tous n'ont pas cru en moi. J'avoue que moi non plus je n'étais sûr de rien. En regardant devant, on voit la route même si elle est longue.