Une Vélorizon au plus près du Centre de la France du 19 au 25 juin 2023


Quelques communes revendiquent être le centre de la France, nous ne nous engagerons pas dans ce débat (Peut-être un post sur le forum ?)

Saint Amand Montrond (prononcer monrond) nous a accueilli pendant une semaine avec comme camp de base le camping du Berry, de vastes emplacements dans un parc immense avec plus de 200 arbres et la perspective de grands travaux, rénovation des sanitaires, installation de mobil home, de lodge en toile nous invite à envisager d'organiser une autre vélorizon l'an prochain!

 

Bilan général :

Participantes et participants : 29

Crevaison : 4

Casse : un cadre carbone

Météo : Un temps mitigé, une journée de pluie, du soleil, de la chaleur

Apéro : Des moments de partage conviviaux

 

 

 

 

Dimanche en fin d'après midi :

Présentation de la semaine en fonction du temps une salle commune est à notre disposition au camping

Sauf changement rendez-vous à l'entrée du camping à 9h22 pour un départ à 9h30

Comme annoncé dans la présentation nous souhaitons découvrir ce petit coin de France au travers de ses paysages, ses monuments et son passé historique.

Bien sûr il n'y a aucune obligation. Visite ou pas, vélodrome ou pas

 

 

Lundi : 

Chêne ou pas - Visite du château d'Ainay le Vieil, visite guidée le château et le parc.  Nos vélos étant stationnés dans un local sécurisé, nous avons pu profiter de l'ombre d'un platane centenaire et utiliser le mobilier de jardin mis à disposition des visiteurs pour la pause méridienne.

Retour avec un ciel menaçant mais sans aucune goutte.

Mardi :

Château Méfiant - Donc méfiance méfiance ! De château nous ne vîmes point  et après les lustres du château d'Ainay le Vieil c'est sur les marches de l'église que nous prîmes notre pique nique.

Le retour au camping fut une course de vitesse contre l'orage qui menaçait au loin et là comme dirait Jimmy pour 15€ l'organisation fut encore à la hauteur puisque nous arrivâmes quelques minutes après le "déluge" qui s'était abattu sur le commune berrichonne !

Mercredi :

Vélodrome de St Amand Montrond le matin, avec un grand soleil nous avons pu rouler sur cette piste de 400m en béton, tout le monde a fait au minimum un tour puis les plus hardis se sont essayés à la vitesse et à monter dans les virages. 

L'après-midi visite de l'abbaye de Noirlac stationnement de nos vélos possible.

Fête de la musique à St Amand Montrond (Mais la pluie s'est invitée)

Jeudi

Voir le Dun - La pluie est annoncée mais tout le monde est au rendez-vous alors allons voir si le "Dun" est sec ! La pluie redouble et le groupe se divise pour le retour à St Amand. Notre petit groupe est stoppé une personne âgée est tombée sur le trottoir nous intervenons et téléphonons aux pompiers qui arriveront assez rapidement et qui conduiront la personne à l'hôpital (Il en sortira le soir)

Après cet épisode nous reprenons notre route avec quelques passages pluvieux !

Surprise 1 ne viendra que vendredi elle n'aime pas trop la pluie !

Repas en commun au restaurant "Chez Vous" à Drevant

Surprise 2 nous sommes allés au restaurant à vélo car le beau temps est revenu.

Vendredi : 

La surprise est là ! Nous avons invité Jean Baptiste à venir nous présenter sa réalisation et partager quelques kilomètres avec nous, merci pour ce moment d'échanges  et toutes nos félicitations pour cette réalisation.

Le presque 100 et plus si affinité que presque tout le monde a fait.

Samedi :

Matin l'incontournable marché et la visite de la vieille ville de St Amand

Après-midi une petite sortie le long du canal, les canards, les hérons, les grenouilles, un pont canal sans eau.

Nous avons la chance en raccompagnant Olivier (Vélorizon découverte) de pouvoir visiter la reconstitution d'une péniche qui naviguait sur le canal, une association après en avoir assurée la construction s'occupe de faire vivre ce patrimoine, comme la mémoire des mariniers et des nombreux prisonniers espagnols qui ont creusé ce canal.

Dimanche :

Le château tout neuf (deux crevaisons, des rustines qui ne collent pas, une bombe anti crevaison, un pneu qui fuit encore de belles histoires à raconter entre vélocouchistes...)

Le rendez-vous de 9h22


Une matinée sur le vélodrome - Photos Janvier -

Un restaurant - des apéros avec modération

Une péniche

Pont-canal de la Tranchasse 96m de long et 8 arches au dessus du Cher

Le canal

Des photos en vrac

Les réactions des participants (es)

La première Vélorizon d’un ravi de la crèche.

 

Quand faut y aller, faut y aller. Après 5 ans de forum, presque autant de trike et d’adhésion à l’AFV, l’occasion est là : une Vélorizon à 65 km de la maison, pas besoin de voiture pour y aller, des parcours quotidiens sans D+ affolant.

 

Certaines de ces rencontres avaient été un argument d’acquisition du trike : les récits des itinérantes de Philippe ou certaines histoires de Vélorizons. Partir seul c’est bien, il y a des moments où on a envie de rouler à plusieurs pour rompre la monotonie des sorties en solitaire. Mais de plus en plus souvent, beaucoup sinon parfois la totalité des participants sont aujourd’hui motorisés. Si le gugusse ne roule habituellement pas trop mal pour ses presque 69 balais, reste la crainte sans assistance d’être le boulet de la troupe, celui que les copains attendent gentiment en haut des bonnes côtes. Une fois, OK, deux fois, bon, mais à la troisième, on doit commencer à se sentir carrément à charge.

 

Il n’est pas forcément aisé non plus de s’intégrer dans des groupes qui se connaissent depuis longtemps, avec leurs codes, leurs habitudes et leurs vannes rituelles.

 

De plus, après six mois sans rouler, moins de deux mois de reprise dans les pattes et des genoux encore défaillants, c’était un peu juste dans la tête. On accélère un peu l’entraînement sans trop forcer, un 150 km pépère dix jours avant, on bouffe de la remorque pour se faire les jambes et un samedi matin ensoleillé, Balthazar, le Scorpion et la Burley volontairement trop chargée prennent la route en direction de Saint-Amand- Montrond (on prononce « Monrond »), pile au centre de la France. Jolie petite ville étonnamment vivante (message personnel pour les responsables de la voirie : coucou les trous !), ses vieux quartiers, ses ruelles et ses belles maisons, son vélodrome de 400m, la boulangère rigolarde de la Baguette magique et ses flans gargantuesques (s’pas, Roberto ?), campagne aimable légèrement vallonnée, haies, odeur des troupeaux, petits châteaux, le Cher - la belle rivière de mon enfance - jamais très loin.

 

Spoiler : les craintes de départ étaient infondées, tout s’est très bien passé, essentiellement grâce à l’excellente entente, au bon esprit et à la bonne ambiance régnant dans le groupe. Huit jours de jolies roulades, de bonnes rencontres, d’apéros rigolos et de belles poilades.

 

Donc installation de la minuscule tente Ferrino le samedi midi au très joli camping old school du canal du Berry (son Océane, son tondeur fou...), tranquille sous les arbres magnifiques, grands tilleuls, frênes, charmes, robiniers, catalpas... pas loin du drapeau AFV en attendant la grosse humidité et les orages annoncés pour les jours à venir. Repos le dimanche, lecture. Quelques-uns étaient là en repérage depuis quelques jours, la majorité arrivera le dimanche après-midi, d’autres en cours ou en fin de semaine. C’est assez marrant de voir les gens qu’on lit et qu’on connaît presque tous en photo depuis cinq ans quand eux ne vous connaissent absolument pas. En personne, je ne connaissais que Christine et Richard rencontrés un moment auparavant. Et c’est parti officiellement le lundi comme les jours suivants à 9h22 rituels chaque matin (le secrétaire et organisateur est joueur !).

 

Le premier parcours du lundi, c’est « Chêne ou pas », direction la légendaire forêt de Tronçais et ses chênes remarquables. Premier arrêt pour visiter le joli château d’Ainay-le-Vieil sous la houlette d’une jeune guide pleine de bonne volonté. J’avoue : j’ai tout oublié de la généalogie compliquée des fantômes du lieu. Pique-nique méridien dans le beau jardin. Apprentissage de la route en groupe et des habitudes de chacun-chacune, des fusées qui vous doublent à la gâchette, des calmes, des anxieux qui font l’élastique, de ceux que ça chatouille de pousser... Tout ce monde se mélange harmonieusement sans idée de performer. Deux ou trois bonnes côtes dans les bois, jusque-là tout va bien jusque-là... Joli parcours, j’en ai profité pour me souvenir que j’aimais grimper. Je me la joue grande âme en accompagnant sur la fin quelqu’un de moins entraîné que moi, ça ne va pas durer, c’est moi qu’on ramènera deux ou trois jours plus tard. Apéro rituel du soir à 18h30, on continue à faire connaissance.

 

Mardi, ding dong, 9h22. Aujourd’hui c’est « Château méfiant » (ai-je dit que le secrétaire était joueur ?). Châteaumeillant, pays de vignoble, on n’en a pas vu grand chose. Journée tristouille, il pleuvote, le parcours n’est pas le plus passionnant. Passage imprévu sur des chemins de terre sympas et bien défoncés, y en a qui ont dû se faire bien secouer dans leurs engins pas suspendus au ras du sol (à 15 balles la cotisation annuelle, faut quand même pas toujours s’attendre à du routage de Vendée Globe !), Châteaumeillant est triste et décevant dans la grisaille, on aurait dû se méfier. Quelqu’une oublie son téléphone sur la place... et le retrouvera au même endroit quelques heures plus tard. La province a du bon. Apéro. Tout est humide, rien ne sèche.

 

Mercredi matin, (quelle heure, pour voir si vous suivez ?) c’est vélodrome. J’étais un peu dubitatif, tourner avec un Scorpion sur un vélodrome, hein... Mais à ma grande surprise, je me suis retrouvé comme un gamin à regarder Olivier et Cri-cri, sacrés rouleurs, se courser et monter dans les virages. C’est vraiment très joli à voir. On comprend l’engouement populaire d’autrefois pour les vélodromes et les courses de six jours, on est vraiment comme un môme à trépigner, à encourager et à rigoler. Même les deux Wolf & Wolf, l’Azub de Jeff et le Nazca de Serge s’y sont mis. En tri, sans vitesse, ça penche sévère, on s’accroche comme on peut au début, dommage que Janvier, photographe officiel, n’ait pas photographié les expressions crispées des gus agrippés à leur bécane quand elle levait la patte extérieure dans presque 45° de dévers ! Certains ont plutôt bien tiré leur épingle du jeu en s’arrachant, n’est-ce pas Papy Bruno ! Sans entraînement particulier, on est mort après un tour, les jambes vidées, le souffle court. À mon sixième tour, quand j’ai enfin pensé à enclencher le grand plateau (ben oui, on est con des fois !), je suis sorti à 34 du premier virage avec le Scorpion... complètement cuit ! Photos avec la mairie, le représentant aux sports... Avec plus de participants en deux roues, j’adorerais y retourner. C’était une bonne idée, le vélodrome.

 

Balade tranquille l’après-midi. Visite par une nouvelle piste cyclable passant par le lac de Virlay de l’incontournable abbaye cistercienne admirablement restaurée de Noirlac, accessoirement un des rares monuments avec une excellente boutique pas trop gâtée par les conneries qui règnent ailleurs. J’y achèterai une jolie biographie du « jardinier planétaire » Gilles Clément, qui a travaillé à Noirlac. Dommage qu’en pleine saison culturelle, l’allée de tilleuls pluri-séculaires soit un peu masquée par les installations. Un verre dans la chaleur lourde et départ à quelques-uns vers Bruère-Allichamps et un des endroits les plus laids de France, le monument du (premier) centre de la France.

 

On commence à se retrouver le soir par petits groupes pour dîner ensemble, s’abriter de la pluie, dire du mal d’AlainV, dire tout le bien qu’on pense de l’organisation, etc. Des nouveaux commencent à arriver, des légendes comme Poupa, ou Olivier de Montluçon (encore un joli Scorpion) qui vient découvrir ce qu’est une Vélorizon.

 

Pluie d’enfer et gros orages toute la nuit, bien à l’abri sous la minuscule tente. À moins que ce ne soit la nuit suivante, j’ai un trou.

 

Jeudi à 9h22, c’est « Voir le Dun », passage par Dun-sur-Auron, dont on n’aura quasiment rien vu tellement il a flotté toute la journée. Tout le monde est rentré trempé comme une soupe sous la grosse pluie d’été heureusement pas froide. Plaisir de rouler dans la roue qui précède malgré les projections d’eau. Arrêt sauvetage sous la pluie d’un vieux monsieur qui s’est cassé la gueule juste devant Gisèle, PLS, parasols des voisins pour le protéger de la pluie, pompiers et tout. On a assuré, il est vivant et rentré chez lui le soir ! C’t’organisation quand même ! Quelques-uns dégoûtés par la pluie étaient rentrés plus tôt, les autres ont bouclé le circuit. Le long arrêt m’a coupé les pattes, j’étais bien content que les copains me ramènent dans leur roue, je faisais moins le mariole que le premier jour ! Olivier qui te pousse dans les côtes avec son TD, faut voir ça ! Dernière vue panoramique avant la belle descente sur Saint-Amand. L’apéro fait du bien, plus rien de sec à me mettre, prem’s, poussez-vous, je file pour être le premier à l’unique sèche-linge du camping !

 

Le Garmin déconne complètement avec le temps humide depuis deux jours et annonce aujourd'hui un D+ délirant de 1857 m !

 

À 17h, fin définitive des rincées jusqu’à la fin de la semaine. Surprise du soir et petit plaisir, direction le restaurant « Chez vous » à Drevant à 5 km (ruines gallo-romaines) par la piste cyclable qui suit le canal. Gaspacho, poisson délicieux et gâteau au chocolat, cadre agréable et jolie patronne (psst Madame, on essaie de pas trop montrer quand on compte ses sous !), soirée sympa et retour dans la paix de la nuit qui tombe au milieu des oiseaux du canal.

 

Vendredi 9h22, après le rituel passage matinal à la Baguette magique et les blagues avec la boulangère, départ pour le « Presque 100 » sous le soleil retrouvé. Très jolies routes, bonne côte d’entrée (la dernière descente d’hier), on va enfin profiter de Dun-sur-Auron qui vaut le détour, où Jean-Baptiste (Prax) va nous quitter. Il devait être la surprise d’hier, mais à cause de la pluie, il n’est venu que ce matin avec sa femme et le superbe véhicule utilitaire qu’il est en train de développer (voir sur le forum le sujet Baker-Prax). Content de les revoir, on était allés ensemble avec JB au Spezi cette année. Bonne idée de lui avoir proposé de venir, discussions autour de la machine que JPL a regardé sous toutes coutures. C’est aussi à ça que servent les rassemblements.

 

À Châteauneuf, Alain (l’autre, le Belge, pas le chef) se rend compte que son cadre en carbone est pété en plein milieu, appels hilarants à Gisèle (l’autre, pas celle du tandem, on finit par tout mélanger !) restée au camping pour qu’elle vienne le chercher. On n’ose pas imaginer ce qui aurait pu se passer si c’était arrivé en roulant avec les esquilles de carbone, pensées émues pour ses fémorales et ses coucougnettes.

 

Coup de mou aux 2/3 du parcours, là encore les copains (merci les gars-les filles) m’ont ramené dans leurs roues malgré mes supplications de fier à bras « J’vais rentrer tout seul à mon rythme » en répétant le mantra « À l’AFV, on part ensemble, on rentre ensemble ». Et là, un truc m’a complètement débloqué, comme quoi il suffit de rien, je pédalais n’importe comment la tête à l'envers, à la ramasse à ce moment-là, quand Roberto qui était derrière me dit « Passe sur le bon pignon et ne te gaspille pas en moulinant comme un malade » : ça m’a remis la tête à l’endroit d’un coup, je me suis rendu compte que je n’avais plus mal aux genoux et que je pouvais recommencer à pousser sans modération !

 

Très jolie sortie que presque tout le monde a fait. Partage du repas du soir et dodo.

 

Samedi matin, grand soleil, traversée du marché vivant et très plaisant de Saint-Amand, achat de pâtisseries marocaines, café en terrasse (argh, l’inévitable et exaspérante question d’entrée du curieux de service, avant toute autre : « Combien ça coûte, votre engin ? ») puis retrouvailles des copains-copines, promenade dans la vieille ville chargée d’histoire et visite du gîte de Marc dans l’ancien moulin.

 

L’après-midi sera l’occasion d’une des plus belles balades de la semaine par la piste cyclable qui suit le canal jusqu’à Vallon-en-Sully avec un court passage par la route et une jolie petite descente qui fait immédiatement frétiller Papy Bruno. Tranquille et presque sans dénivelé après la journée d’hier, elle s’intercale à point nommé. Souvenirs des paysages caractéristiques du Cher de mon enfance, plus loin vers l’aval. Une belle rivière, sauvage autrefois, le Cher. Pont-canal, canal vide par endroits, lumière superbe de cette journée d’été, camaïeu de verts du canal, oiseaux partout, on voudrait que ça ne finisse jamais dans la lumière somptueuse de la fin d’après-midi. Les pistes cyclables m’emmerdent prodigieusement souvent, celle-ci est splendide. Petite fête sur le canal à Vallon autour de la grande péniche Española restaurée par une association de passionnés, descente et visite guidée dans le ventre de la bête. Avec une vanne qui m’a fait pisser de rire à propos de la déclassification du canal il y a trente ans (« Mitterrand démission ! »). Je fais de la retape pour le trike en faisant essayer le mien à une dame légère et court vêtue, ce qui a enthousiasmé les pervers pépères tout autour. Vous pouvez toujours nier, j’ai vos noms et vos pseudos, salopiots !

 

Re-essai du tri - il en a bien profité, j’ai cru qu’il n’allait pas revenir - par un vieux motard sympa (Papy volant, on t’a reconnu!) qui nous a suivis toute la semaine. Vieux MZiste adolescent, j’ai du coup appris qu’il avait existé une MZ 4 temps qui pétait le feu, si si !

 

Dimanche 9h22, regroupement et départ pour le « Château tout neuf » en repassant par le centre de la France de l’autre jour (on est passés à côté du deuxième des trois centres, mais je ne sais plus quel jour c’était). Tranquille jusqu’à Châteauneuf-sur-Cher et la messe, journée très chaude et jolie route de retour de l’autre côté du Cher avec la plus belle côte du parcours, 10%+ sous le cagnard. Crevaisons à répétition et réparations d’anthologie (un qui répare, cinq qui commentent). Gros coup de fatigue le soir : la pensée que l’agréable semaine est terminée et qu’il va falloir partir chacun de son côté.

 

Lundi matin 7h45 (quand j’aurais pu partir à 9h22 !), attelage de la remorque lestée de 5 kg de plus de miel et de vin du Jura apportés par les deux que je remercie encore, sauf pour le poids supplémentaire à trimballer, et retour pour les 65 km qui me séparent de la maison. Solution excellente, la Burley. Rencontre et café à Châteauneuf avec une autre dame très intéressée par le trike (elle est de combien déjà, la com’ pour parrainage à l’AFV ?).

 

Le bilan du ravi de la crèche maintenant.

 

J’ai adoré, tout adoré de cette semaine. Mes craintes étaient vaines. Sans être assisté, on peut suivre sans problème un groupe majoritairement motorisé (ce qui serait certainement moins évident dans des D+ plus conséquents avec le même trike, surtout s’il est chargé), d’autant que l’esprit n’est pas à la performance à tout prix ni à la concurrence. Chacun peut trouver un rythme qui lui convient sans perturber le groupe, tranquille ou plus sportif, participer ou pas aux activités...

 

J’ai découvert les toutes petites caravanes anciennes légères Eriba. Une bonne solution peut-être pas trop ruineuse.

 

L’esprit est vraiment agréable. C’est bon enfant, on rigole bien, trouver sa place au milieu de gens qui se connaissent depuis longtemps n’a jamais été un problème. J’ai beaucoup apprécié les gens qui vous accompagnent quand vous êtes dans les choux alors qu’ils pourraient rouler et rentrer vite. « On part ensemble, on rentre ensemble » sans jamais se sentir le boulet qu’on imaginait au départ.

 

L’organisation a été excellente : gérer ici 30 personnes au quotidien n’a rien de forcément évident même si la pratique commune aide bien et que chacun est dégourdi et autonome. Il faut préparer, s’adapter et improviser, nouer des contacts avec les institutions locales, il en reste au final une agréable impression de légèreté sans que le travail ne se voie. J’ai aimé les petits imprévus, j’ai aimé des choses que je n’aurais pas imaginé apprécier comme le vélodrome, les discussions sur les courses...

 

Sur la route, la file de couchés est parfois un peu scabreuse pour certains automobilistes. Ça se fait sans trop de mal même si on sent parfois de l’énervement.

 

J’aime bien rouler, je ne suis pas un grand fan des visites de groupe, il n’y en avait pas trop et les lieux de visites étaient bien choisis. Amateur de jardins, il y en a de beaux dans la région, j’aurais aimé en revisiter ou en découvrir un ou deux à l’occasion, mais on ne peut pas tout faire et ça n’intéresse pas forcément du monde.

 

J’ai beaucoup aimé rouler en groupe. Je ferais pas ça tous les jours, mais qu’est-ce que c’est bien de se caler dans une roue régulière, on roule bien, on se fatigue moins, on papote, on change de partenaire. Ça change des éternelles sorties en solo.

 

Le point que j’ai le plus aimé : les rencontres. J’y ai fait de belles, bonnes et chaleureuses rencontres, les gens sont attentifs aux autres, personne ne se prend au sérieux, on se marre, j’aurai un plaisir fou à en retrouver certains en attendant de mieux faire connaissance avec les autres. Voir en vrai des gens (que dis-je, des légendes - on voit le truc, là ?) qu’on connaît virtuellement depuis des années, c’est bien.

 

On regarde les vélos, on essaye, on voit des solutions et des bricolages qu’on n’avait pas imaginés et qu’on va s’empresser d’adapter. On essaye un amortisseur à air, un Rohloff, des moteurs, on cause avec un possesseur de W&W, on regarde un TD... Le Scorpion suspendu pas assisté était un bon choix ici, pour d’autres circuits, en meilleure forme, le VTX aurait été une bonne solution alternative.

 

Et les maillots, j’allais oublier les maillots avec l’ancien dessin noir et rouge que je préfère de loin (gamin, j’étais supporter de Rennes à cause du maillot, il doit en rester quelque chose !). Ils sont beaux et super-confortables.

 

Enfin, après presque 650 km roulés, je rentre en bien meilleure forme et avec bien moins de gras autour du ventre que je n’étais arrivé.

 

Tout ça pour 15 balles par an !

Jimmy, AKA Balthazar.